Journal de bord écrit par Sasha Debacq, juré jeune du FIGRA 2026

Jour 1, Mardi 31 mars :

Après un réveil à 4h30 j’ai réussi à avoir le 1er train de 6h26. Arrivé à Arras, je me suis perdu un petit peu mais j’ai trouvé la bonne voie, je me suis bien arrêté à Douai. J’ai mis du temps à trouver les accompagnateurs : ils étaient déjà sur le parking. Après ça, on est directement allé au cinéma « Majestic ». On nous a tous donné un totebag FIGRA avec le porte-clé en métal aussi, avec trois livres sur la ville de Douai, deux livres sur le FIGRA mais également un livret avec le titre de chaque film pour qu’on puisse prendre des notes et un lampe à pile pour voir quand on écrit pendant la séance. Et aussi le cadeau de cette année qui est une montre à aiguilles ; la mienne est rose.

On est donc huit jeunes dans ce jury : Romy, Trystan, Clara, Alicia, Noémie, Suzana, Noémie et bien sûr moi-même.

On a commencé la journée très rapidement sans vraiment de moment pour se rencontrer, on a commencé par « Planter à tout prix » de Francois-Xavier Drouet un film qui répond à la question : Les arbres sauveront-ils la planète ? Ça a été un très bon film, complètement sur l’écologie avec une vision différente remettant en question cette action donnée il y a quelques années par un enfant de neuf ans : planter des arbres sauverait le monde. Le documentaire nous explique que les données sont faussées dès le départ et cela rend ça très intéressant. Les dangers dûs à l’effet Albedo mais aussi le danger des risques de feu ; on a vu des forêts prendre feu en très peu de temps ce qui permet de remettre cette décision en question et comprendre que planter un arbre n’est pas une bonne idée car ça détruit plus la planète qu’autre chose. C’est également un film d’une beauté merveilleuse, le montage est dynamique, l’équipe de tournage est allée dans plusieurs pays et a rendu la beauté de ces pays même la forêt en feu était très belle. Ca a été vraiment le plus beau qu’on ait vu au niveau des paysages, on était tous d’accord. Je vous le conseille vraiment.

Ensuite une courte pause pour délibérer (les jurés doivent quitter la salle très vite pour que les réalisateur.rice.s puissent parler avec le public, on ne peut pas écouter pour ne pas être influencé dans nos choix).

Après nous avons vu le film « Tunisie, la Révolution trahie » de Vanina Kanban, un film montrant comment un homme politique « Kaïs Saïed » peut se retourner contre le peuple et devenir un dictateur. Nous avons délibéré : nous sommes d’accord que c’est un film très enrichissant, les images de manifestation très mouvementées étaient très réalistes. Nous avons aussi beaucoup aimé les informations données à la fin (le tournage était finis mais la réalisatrice a reçu des informations alors elle les a ajoutées). Nous avons beaucoup apprécié cet ajout et cela a rendu la fin émouvante et complexe.

Nous avons eu une pause repas, on a pu apprendre doucement à se connaître et nous sommes allés s’installer à l’hôtel (on avait de très belles chambres d’ailleurs). J’ai eu de la chance de me retrouver pas très loin de trois des jeunes avec qui je me suis bien entendu toute la semaine.

Après tout ça, on retourne au cinéma, dans la même salle et à la même place pour « Mankind’s folly » de Avgeropoulos. Un film sur le réchauffement climatique, plus précisément sur le pergélisol. Nous avons parlé du fait que le sujet était très innovant et original.

Puis enfin le film « Syrie, la chute du clan Assad ». On a vu des images folles de manifestations, d’arrestations. On a pu voir la peur des gens et ressentir leurs peines dans leur pays.

Nous avons eu de nouveau une pause repas et de délibération. Nous sommes d’accord, à la fin de cette 1ere journée, que nous allons choisir entre « Tunisie, la Révolution trahie » et « Syrie, la chute du clan Assad ». Nous sommes rentrés à l’hôtel vers 22h.

Jour 2, Mercredi 1er avril :

Après un petit-déjeuner digne de ce nom à l’hôtel avec cappuccino à volonté. On embarque toute la bande dans le bus direction le cinéma pour un nouveau film.

“Afrique-France le divorce ?” d’Alexandra Jousset et Ksenia Bolchakova. Un documentaire montrant le désaccord qui a grandi entre l’Afrique francophone et l’ancienne puissance coloniale. Il y a les voix de leaders africains, et de plusieurs jeunes engagés qui parlent des séquelles du passé entre la France et l’Afrique Principalement de la Françafrique, et de cette présence militaire jugée comme par paternaliste. On y voit la nouvelle génération qui souhaite une souveraineté et une égalité. Et on y voit comment le continent africain est un territoire stratégique, d’influence rivale. Après le film, nous nous sommes retrouvés pour en discuter, nous avons trouvé que c’était un sujet vraiment très original que c’étaient des images assez belles, qu’on voyait bien la relation étrange qu’avait les africains par rapport aux personnes blanches qui les filmaient, c’était une manière assez intéressante de voir ce conflit entre les deux pays. Et de comprendre un peu plus le passé de la France et de l’Afrique. De plus, une de nous venait d’Afrique et a pu nous confirmer que les faits étaient réels puisque sa mère lui a raconté ces histoires, et qu’elle les a vécues. Donc, ça nous a particulièrement touchés.

Après cette courte pause, nous sommes retournés au cinéma pour “Fragments de guerre” de Solene Chalvon-Fioriti. Un film sur la guerre entre l’Israël et la Palestine. nous voyons le point de vue des deux pays (l’Israël et la Palestine). On y voit surtout les femmes réduites au silence, mais aussi des kidnappés traumatisés, menacés, sexuellement violentés, des accouchements menacés. En fait, on était vraiment au cœur de l’action grâce à la caméra. On a pu vraiment voir une vraie souffrance, on a aussi eu une attaque à la bombe devant la caméra, donc on les a vus fuir, crier, réagir. Après cela nous avons eu une courte pause pour en discuter, nous étions pas tous d’accord puisque certains préféraient le film précédent et d’autres avaient vraiment été éblouis par ce film mais beaucoup ont trouvé que le fait de mettre au tout début du film une enfant n’était pas le meilleur choix à faire de notre point de vue.

Après ces deux premiers films, nous avons forcément notre pause repas. Tout s’est très bien passé malgré le monde qui s’ajoute et cette incapacité de pouvoir discuter des films avec les autres jurés ce qui rend la tâche un peu plus compliquée, mais on s’en est bien sorti.

On retourne au cinéma cette fois pour “Sissi, nouveau pharaon d’Egypte” de Claire billet et Nadia blérery. On y découvre l’histoire de l’Egypte, qu’on nomme la mère du monde. Ce film montre vraiment à quel point l’Égypte est un trompe-l’œil, puisqu’en dix ans, la population a sombré dans une pauvreté inouïe. Alors que ce pays était montré publiquement comme extraordinaire, génial alors que la nation la plus peuplée du monde arabe se retrouve au bord du gouffre. Après ce film, nous en avons discuté pendant notre courte pause, nous en avons conclu que ce film ne nous a pas énormément plu, à l’unanimité. C’était intéressant, on ne connaissait pas vraiment cette face du monde mais nous n’avons pas été vraiment conquis par la manière de raconter . Ça n’a pas ravi le groupe.

Et pour le dernier film que nous devons juger, nous sommes retournés au cinéma pour « Trump, le prix de la résistance » d’Anne Frédérique Windmann. On y voit une femme qui part aux États-Unis avec des contraintes puisqu’elle doit prendre un téléphone portable neuf mais à la douane, elle est jugée et si le douanier décide qu’elle n’a pas le droit de rentrer, elle ne rentre pas. Donc on y voit directement la difficulté à entrer dans le pays. On y voit des témoignages très personnels de personnes qui ont été détruites et dont la vie a changé dès que Trump est arrivé au pouvoir. Nous voyons aussi que certaines personnes d’extrême-droite font exprès de manifester pour déranger, pour énerver les manifestants en les filmant et pour pouvoir plus facilement les accuser. Donc ils ont déclenché une certaine manière de les montrer sans violence, simplement des flèches jaunes qui permettent de les reconnaître, ce qui a été très intéressant comme film.

Après cela nous sommes retournés pendant une pause repas, nous avons pu discuter de ce film qui n’a pas conquis tout le monde mais qui, personnellement, pas mal plu. J’ai trouvé ça intéressant de remarquer cette manière de résister, cette souffrance qu’ils ressentent.

Après ça, nous avons vu un film que cette fois-ci nous n’avons pas jugé, c’était juste une avant-première. Nous avons vu “Flanna” de Zahraa Ghandour qui est Irakienne et c’est une histoire qui parle de femmes d’Irak. Plus précisément d’une de ses amies d’enfance, elle va s’adresser à la femme qui l’a élevée et qui lui explique comment tout ça s’est passé, ce qui est arrivé à son amie, qui a été enlevée par ses parents qui ont fini par l’abandonner. On y voit aussi des personnes qui ont survécu aux endroits où les petites filles étaient abandonnées par leurs parents, on voit les difficultés qu’elless ont à se réapproprier un monde qu’elles ne connaissent pas, réellement. J’ai vraiment trouvé ce film très intéressant, les images parlent d’elles-mêmes elle sont vraiment très belles. J’aurais beaucoup aimé pouvoir discuter avec la réalisatrice, on a pu avoir une petite « interview », au début mais ça n’a pas été assez de mon avis.

A la fin de ce film nous sommes rentrés à pied à l’hôtel vers 00h.

Jour 3, jeudi 2 avril

Le jour suivant a commencé avec un petit -déjeuner qui était encore une fois très attendu !

Nous reprenons le bus pour retourner au cinéma. Nous commençons par un film de Paul Moreira « Opioïdes, business et addiction ». Ce film montre que pendant que Trump déclare la guerre aux cartels, une crise explose puisqu’ un laboratoire est devenu usine à pilules. Et qui vendait des pilules dites “médicales” alors que c’était du Fontanil. Ce qui a donc rendu une grande partie de la population addict, et on y voit des personnes qui ont travaillé là-bas, des personnes qui consommaient du Fontanil et des personnes qui en vendaient, on y voit également le propriétaire du cabinet. La justice y a mis fin en 2016, mais les cartels mexicains ont repris le marché. Et donc on y voit aussi comment ils ont essayé d’imiter les États-Unis dans leurs pays. Pendant la courte pause, nous en avons discuté malgré énormément de fatigue, certains ont pu regarder l’entièreté du film, donc nous en avons parlé entre nous. C’est assez intéressant de voir à quel point l’addiction peut détruire des gens, mais surtout à quel point la manipulation peut être importante puisque les médecins n’étaient pas vraiment des médecins et les rendez-vous qui devaient normalement durer quarante minutes à une heure ne durait que deu minutes, donc ça a rendu cette vision du monde très intéressante je trouve, personnellement.

Après cette courte pause nous retournons pour un très long film que j’attendais particulièrement, “Julian Assange, l’homme à faire taire » d’Étienne Huver. C’est l’histoire de Julian Assange qui a documenté 73000 crimes de la guerre américaine via wikileaks.C’est un hacker, il a hacké la CIA, il a vraiment divulgué beaucoup de choses sur Trump, sur la guerre… Il a été menacé énormément de fois. Il a également été accusé de viol. Il a été menacé et arrêté en 2019, on y voit vraiment son histoire, on y voit sa manière de réagir, il a été enfermé dans une salle avec une caméra, on y voit tous ses faits et gestes, on y voit également des personnes qui le soutiennent, qui manifestent pour le libérer, puisque pour eux, non, il n’a rien fait, il a juste raconté ce que le monde avait besoin d’entendre. Et grâce à toutes les personnes, il a été libéré en 2024, après un accord judiciaire. On a aussi appris que Julian est TSA, ce qui pourrait expliquer certaines réactions qu’il a eues face à la caméra.

Nous en avons discuté avec les autres. Ce film n’a pas fait l’unanimité puisque il y a eu énormément de termes compliqués à comprendre, des termes très informatiques, mais personnellement, j’ai trouvé ce film très intéressant. Je connaissais déjà l’existence de Julian Assange et le fait qu’on ait parlé de la neuroatypie m’a un petit peu ravi.

Et bien évidemment, nous avons encore eu une pause repas. Avant de visionner ce film, que j’attendais patiemment également,

“Politzek, Les voix qui défient le Kremlin” de Manon L’oiseau et Ekaterina Mamontova. C’est un film sur la guerre entre la Russie et l’Ukraine, mais cette fois c’est une vision seulement basée sur la Russie : nous y voyons des personnes âgées mais aussi des jeunes qui sont arrêtés menacés, enfermés pour dénonciation du régime de Vladimir Poutine.. Chaque chose a été filmée comme elles le pouvaient (une relation numérique entre les deux réalisatrices pendant le tournage). Nous apprenons qu’un petit garçon de quatorze ans a été enfermé. Et finalement il a été envoyé en camp militaire malgré tout ce que sa mère a fait pour le récupérer, il a été envoyé à des kilomètres de chez elle, sans moyen de communication. Nous avons aussi vu une troupe de théâtre qui a été arrêtée pour des choses ahurissantes, des choses quin’avaient aucun sens mais arrêter quand même. Nous les voyons vraiment manifester pour arrêter cette guerre en Ukraine, mais rien ne change puisqu’ils sont très vite arrêtés, et leurs voix ne peuvent pas se faire entendre.

Nous avons discuté beaucoup de ce film, puisque personne n’était vraiment réellement d’accord. Nous avons par contre tout particulièrement tous aimé la façon dont cela a été monté puisque les vidéos ne pouvaient pas toutes être montrées par peur de divulguer des informations pouvant se retourner contre les réalisatrices, et donc pour ne pas me montrer des images elles les ont dessinées. Et ça a vraiment rendu encore plus forts les moments (moments de forte rébellion montré en dessins). Nous avons vu aussi la difficulté pour les personnes d’envoyer des lettres à ceux qui sont en prison, puisque tout doit être écrit en russe. Ils ne doivent pas demander comment la personne va, ne doivent pas faire des dessins avec des arc-en-ciels mais on y voit la force que le monde a envoyé puisque des milliers et des milliers de lettres ont été envoyées des quatre coins du monde pour certains prisonniers, et ça rend vraiment l’humanité belle.

Nous sommes de nouveau rentrés vers 00h.

Jour 4, vendredi 3 avril

Le dernier jour avant la remise des prix était le plus difficile. Cela s’est vu dès le petit-déjeuner, qui était encore une fois très attendu, mais tout le monde était très fatigué, sachant que nous commencions trente minutes plus tôt les films, donc, il fallait manger plutôt et partir plus tôt. Ce qui a compliqué la motivation de tous.

Nous avons commencé par « Les fantômes de l’Ukraine » d’Anne Poiret. Ce film présente les personnes qui ont disparu en Ukraine, donc les personnes qui sont parties à la guerre et dont on n’a pluss de nouvelles, mais aussi des civils qui ont été enlevés dans des zones occupées pour des choses ahurissantes.. Nous suivons pendant deux ans des femmes qui s’appellent luLdmilla, Ludeshka et Tetyana. On y voit l’espoir, mais aussi le désespoir, le harcèlement administratif, elles font tout pour retrouver les personnes disparues. Beaucoup les croient morts, beaucoup pensent qu’ils sont encore en vie. Certains ont été retrouvés dans des échanges de prisonniers. Mais au printemps 2025, le nombre de disparus atteint 73000. Une des femmes a décidé, pour retrouver son mari, de s’engager dans l’armée. Elle a perdu la moitié de son audition, à cause d’un obus qui a explosé à côté d’elle mais elle n’a pas eu de nouvelles de son mari. Nous avons discuté un petit peu avec la réalisatrice le soir, après la remise des prix, et nous n’avons toujours pas de nouvelles de son mari. Malheureusement.

Alors malgré la fatigue, nous avons réussi à beaucoup discuter de ce film, puisque nous l’avons vraiment apprécié. Mais notre cœur appartenait déjà à un autre film donc il n’a pas été choisi, mais nous avons vraiment apprécié ce film.

Après la pause nous avons regardé « El silencio de la tierra » de Frank Gutérrez. Nous découvrons l’histoire d’autochtones qui racontent qu’ils sont obligés de militer pour continuer de garder leur ville, leur forêt, puisque des personnes s’amusent à détruire leur forêt et même assassiner les leurs. Qu’est-ce que le monde va devenir sans les autochtones ? Mais également qu’est-ce que la colonisation a déjà fait sur eux ? On y voit différentes analyses d’experts, une histoire politique se rajoutant dans cette histoire. On y voit beaucoup de témoignages de plusieurs survivants, c’est quelque chose à voir.

Nous avons discuté de ce film après, alors nous l’avons trouvé vraiment très original et très intéressant mais ça ne nous a pas convaincu de changer d’avis, malgré le fait qu’il était très beau, il y avait un vrai jeu de couleurs qui rendait l’explication un peu captivante.

Et nous finissons avec le tout dernier film (parmi ces quatorze films à juger), « Inside gaza » d’Hélène Lam trong. On y voit l’explication de la guerre entre Israël et La Palestine. Leurs images sont méconnues du grand public, que toutes les images, les vidéos, qu’ils tournent dans le monde entier ne sont pas la réalité des choses. Et les personnes ont vraiment eu du courage de montrer ces vidéos et ces photos à la réalisatrice, puisque ça peut se retourner contre eux et contre leurs familles bien évidemment.

Et ce tout dernier film a vraiment été le plus difficile à regarder, puisque rien n’était flouté, nous avons vu des personnes en sang, des cadavres, nous avons vu des enfants des adultes, des personnes âgées peu importe, nous avons vraiment tout vu. Ce qui a rendu ce visionnage très difficile, mais surtout c’est ce qui a rendu le débat très compliqué également puisque nos cœurs balançaient entre notre premier choix et celui-ci. Nous avons mis quand même beaucoup beaucoup de temps avant de prendre notre décision finale, suite à ça, nous sommes rentrés à l’hôtel pour préparer notre discours.

Après le repas nous sommes allés dans la salle de cinéma pour la dernière fois pour faire notre discours. Discours dont chacun avait écrit une toute petite partie. Et le film que nous avons choisi est finalement “Afrique-France le divorce ?” (Malgré une énorme hésitation avec le tout dernier film que nous avons vu.)

Après cela, malgré la fatigue nous sommes restés très longtemps à la petite fête organisée, nous sommes rentrés vers 2H30 du matin. Le lendemain, le réveil a été très mouvementé, dernier repas tous ensemble, un dernier revoir, et nous prenons le train du retour. Je suis finalement rentré chez moi vers 15h avec une grosse fatigue, des souvenirs inoubliables et trois nouveaux amis.

Lien vers notre interview (même si je ne parle pas beaucoup, le nom du lycée est dedans) : https://www.radiopfm.com/webradio/podcast/3796